Tenir un Foodtruck : ce qui marche vraiment.

L’histoire du Foodtruck :

Né aux U.S.A, il y a 150 ans environ, le foodtruck n’était non pas sur 4 roues, mais bien sur 4 magnifiques pattes élancées : les chevaux servaient, en effet à apporter la marchandise d’une contrée à l’autre. Il faudra attendre plus d’un siècle, pour voir apparaître les premiers foodtrucks populaires : la célèbre baraque à Frittes de nos amis Belges, puis les camions-pizza qui se sont multipliés à une allure folle, en partant du Nord de la France, les pionniers en la matière. Très vite, on remarquera, le développement de métiers de bouche spécifiques tel que Rôtisserie/boucherie, poissonnerie dans les villages moins densément peuplé, et même de la vente de textile. Le foodtruck prends, le foodtruck plaît, et il va vite se diversifier. Ce n’est qu’en 2011, que naît le tout premier foodtruck dit “gourmet” ou gastronomique.

L’enjeu aujourd’hui ? Se différencier !

800 000 foodtrucks répartis sur toute la France, un turn-over important, et même des chefs étoilés qui s’emparent du concept. Le Foodtruck prends différentes formes, se réinvente, jusqu’à devenir même, une version haute-gastronomie de la street food. En témoigne l’exemple de Marc Veyrat, Eric Guérin, Claude Legras, ou encore Thierry Marx, ces chefs étoilés au Guide Michelin, qui s’emparent de la cuisine fine de rue, et de surcroît bon marché s’il vous plaît. Un repas en foodtruck, vous coûtera en moyenne 10€. Que vous soyez restaurateurs, ou en reconversion, en France ou à l’étranger, sur les festivals, à la sortie des matchs de Foot, ou des salles de sport, autant vous dire : il va falloir tirer votre épingle du jeu et bien étudier votre zone de chalandise, ainsi que vos concurrents directs. Se lancer dans la cuisine de rue vous promets beaucoup de sueur.

Challenge 1 – Proposer une cuisine différente :

Le Foodtruck se décline donc dans toutes les cuisines, de la plus raffinées à la plus calorique : Fish’n’chips, Burgers plus ou moins gourmets, crêpes bretonnes et ses variantes selon les régions, hots-dogs, pâtisserie de rue, street café, cuisine malgache, mets asiatique, ou encore exotique…la clé du succès ? Offrir une cuisine de rue différente pour attirer vos clients. On note tout de même aujourd’hui une nette préférence des consommateurs pour le fait maison, le locavore, la cuisine bio, et les menus végétariens, et la cuisine originale. Partez de votre produit de base et déclinez-le à votre façon. Créez-vous une identité de marque, et communiquez sur ce concept.

Challenge 2 – Avoir un camion au look original :

Le camion est aussi votre devanture, votre publicité, et ceux qui se lancent aujourd’hui l’ont bien compris : ils offrent à leur outil de travail des relookings extrêmes. Bus restaurant, camion école typique du Canada, couleurs criardes, camion vintage des années 30, triporteur, boule à crêpe…L’idée est d’attirer le regard, susciter la convoitise, offrir une expérience à ses clients, en plus d’être il faut le dire un excellent vecteur de communication pour les réseaux sociaux. L’originalité se fait aussi par le nom de votre camion, si cela fait sourire c’est un point en plus de gagné.

Quelques noms de Foodtrucks insolites :

  • Le Star Truck
  • Le camion d’Oz
  • Chez les pépéttes
  • La Capitainerie
  • Bigood’n’bask
  • Qrep’
  • Le Breizh’Truck
  • Roule Galette
  • Sam’donne Faim …. etc…etc.

Vous êtes propriétaire d’un camion crêpe, en quête de nouveaux clients ? Répertorier gratuitement votre Foodtruck sur la carte interactive des crêperies de France.

L’emplacement qui fait tout !

Bosser dans un festival :

Voilà un endroit où la concurrence est sévère et, sur un périmètre vraiment restreint. L’offre de restauration y est énorme, et aussi très bien organisée. De nombreux foodtrucks se retrouvent sur place, prêt à accueillir des milliers de festivaliers, moyennant jusqu’à 5000€ l’emplacement, en face de la scène, par exemple, pour le festival de Bourges. En plus d’embaucher des extras pour assurer le service continu, il faudra gonfler les stocks au maximum. Il s’agit donc de prévoir votre investissement de départ : coût d’achat de toutes vos matières premières, salariés et emplacement. L’idéal, étant de connaître à minima l’offre de restauration, qui sera présente sur place, et évaluer les risques financiers. Dans le même principe, les salons ou les foires d’expositions offrent souvent des emplacements.

Travailler sur Les zones touristiques :

Travailler en bord de mer, sur les ports et zone côtière, dans les stations de skis, bords de lacs fréquentés, ou dans les villes très visitées, est une valeur sûre, bien que saisonnière. En général, ces emplacements sur la voie publique, sont à eefectuer auprès de la Mairie concernée, et la liste d’attente est longue. Votre projet devra être présenté sur dossier, avec photos à l’appui de votre outil de travail, aux normes en vigueur. Le coût à l’emplacement est aussi, en général élevé, mais souvent répertorié sur vos prix de vente. Les zones aux alentours des monuments historiques, musées et autres centres de cultures permettent aussi de dégager un bon chiffres d’affaire.

Se placer en zone commerciale :

les zone privées industrielles ou commerciales sont souvent sujettes à des procédures de demande nettement plus simple. Il peut être intéressant de se placer par exemple, à coté d’un complexe de cinéma, galeries commerciales, ou de bureaux d’affaires. Ces derniers, souvent dépourvus d’offres de restauration, et avec un timing de repas assez serré, sont une alternative intéressante.

Repérer les événements marquants :

Repérer les événements marquants de votre ville, ou de votre région : Grand prix de Formule 1 à Pau, Marché de Noël de votre ville, Carnavals, concours (les concours de foodtrucks entre autre), Match de rugby, Course à l’hippodrome, spectacle au zénith et autres salles de concerts en intérieur, ou concert de plein air, animations de rues, fêtes populaires de village…les occasions ne manquent pas pour y exposer son camion. La ville ou l’organisme qui anime les évènements en question, lance souvent un appel d’offre via leur site internet, pour la recherche des candidats.

On voit souvent, des foodtrucks à vendre avec emplacement. Si vous avez un foodtruck à mettre en vente, n’hésitez pas à le poster dans les petites annonces.

S’installer en foodtruck : La Réglementation

Pour ouvrir un foodtruck, quelques règles de pré-installations sont à respecter. Le métier de cuisinier, n’est pas soumis à un dîplôme, sauf s’il s’agit de métier de bouche tels que Boucher, charcutier, poissonnier, boulanger, pâtissier. En revanche, il est fortement conseillé d’avoir une expérience de restauration avant de se lancer.

Le stage d’installation : Obligatoire pour les futurs chefs d’entreprise, ce stage à réaliser auprès de la chambre des métiers pour les artisans, et de la chambre de commerce et d’industrie pour les activités commerciales au sens large.

La formation H.A.C.C.P : Afin de suivre toutes les normes d’hygiènes correctement, il faut vous inscrire à cette formation obligatoire, qui vous informe sur toute la procédure à suivre pour les normes d’hygiènes à mettre en place dans tout établissement recevant du public. En général, cette formation peut vous être remboursée.

Le permis d’exploitation : Obtenir une licence restaurant, vous permet de distribuer des boissons alcoolisés accompagnés de la vente de nourriture. Une formation sur 2 ou 3 jours est obligatoire, renseignez-vous, pour les artisans auprès de la chambre des métiers.

Le formulaire de déclaration de manipulation des denrées alimentaires : à effectuer auprès de la DDPP (Direction départementale de la protection de la population) sur le site du service public.

Les règles de sécurité : Les établissement recevant du public sont soumis à des règles élémentaires de sécurité : issues de secours, extincteurs (confirmer leur installation par un prestataire en maintenance incendie), avoir son registre de sécurité, et le “document unique” (relatant les risques auxquels sont exposés les salariés). Consultez le service public pour plus d’informations, ou votre chambre des métiers.

La demande d’emplacement : auprès de la mairie, de la préfecture ou d’un organisme privé selon l’emplacement choisi.

Préparer votre Business plan : avec l’aide d’un expert comptable, vous pouvez obtenir un business plan en quelques jours, et le présenter aux organismes financiers, pour vos demandes de financement.

Votre nom commercial : lors de votre immatriculation, pensez à vérifiez que le nom de votre entreprise n’est pas déjà déposé sur L’INPI.fr, ou au moins de vérifiez qu’il n’est pas utilisé dans d’autres variantes ou orthographe, pour vous donner une vraie chance de vous démarquer.

L’assurance véhicule : bien évidemment. mais aussi, une assurance multirisques pour votre activité (en cas de perte financière ou de denrées) et civile (en cas d’accident personnel par exemple). Il est aussi conseillé, de prévoir un plan épargne pour côtiser pour votre retraite, en cas de faibles revenus, sur cette nouvelle activité.

Immatriculer le foodtruck : La chambre des métiers, moyennant, une somme, peut réaliser pour vous toutes les démarches d’immatriculation auprès des services concernés : URSSAF, Impôts, greffe et tribunal du commerce. Vous recevrez un Kbis temporaire, permettant de démarrer votre activité, avant de recevoir le précieux sésame, votre Kbis final.

Ancienne chef d’entreprise, j’ai rédigé ces articles grâce à mes connaissance, dans la création d’entreprise, si vous avez des suggestions à faire, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Céline

Découvrir plus d’articles :